Lorsque plusieurs équipes traduisent différemment le nom d’un même programme ou produit, les clients peuvent se demander s’il s’agit bien de la même chose. Un glossaire commun permet de consigner une décision et de la réutiliser. Il n’a pas besoin de contenir chaque mot de l’organisation. Commencez par les termes importants, ambigus, fréquents ou régulièrement contestés.

Choisissez les termes qui demandent une décision

Puisez dans les documents actuels, les questions des clients, les commentaires de révision et les anciennes traductions. Privilégiez les appellations officielles, les services récurrents, les titres de postes, les fonctions de produits et le vocabulaire spécialisé. Évitez de remplir la première version de mots courants qui ne posent aucun problème.

Par exemple, le terme anglais « member » peut désigner une personne qui paie un abonnement, un membre d’une association professionnelle ou une personne appartenant à un ménage. L’équivalent dépend du sens. Définissez le concept avant de choisir la traduction et créez des entrées distinctes lorsque le même mot source recouvre plusieurs notions.

Retenez quelques champs utiles

  • Terme source et langue source.
  • Définition simple et phrase tirée de votre contenu.
  • Équivalent approuvé dans chaque langue cible et public concerné.
  • Termes à éviter et motif, au besoin.
  • État, responsable de la décision, date d’approbation et référence.

Un tableur suffit souvent au départ. Réservez une entrée à chaque concept et utilisez des identifiants stables si plusieurs outils partagent ces termes. Conservez la mention « proposé » tant que le réviseur linguistique et le spécialiste du sujet n’ont pas tranché. Une case vide vaut mieux qu’un équivalent non vérifié présenté comme approuvé.

Ajoutez le contexte qui évite les mauvaises réutilisations

Un terme peut convenir à un manuel technique tout en étant obscur dans un formulaire public. Précisez le public ou le registre lorsque cette distinction compte. Pour le français, indiquez le marché visé. Pour l’arabe, consignez la forme écrite retenue et le traitement des sigles ou des noms de produits.

Une entrée illustrative pourrait définir le rendez-vous d’accueil comme une première rencontre d’évaluation des besoins, en précisant qu’il ne confirme pas l’inscription. Cette note apporte davantage qu’une simple liste de mots en deux colonnes. Confiez le choix des équivalents précis aux personnes chargées de réviser ces langues dans leur contexte.

Réglez les désaccords avec des éléments concrets

Vérifiez ce que désigne le terme, où il apparaît et si une appellation officielle ou une décision interne s’impose. Comparez les propositions à l’usage réel de l’organisation. Une référence générale peut aider sans déterminer automatiquement le nom de votre propre programme.

Confiez l’enregistrement de la décision à une personne précise. Ajoutez une courte justification si le choix risque d’être remis en question. Lorsqu’il change, marquez l’ancien terme comme remplacé et repérez les documents à mettre à jour plutôt que de modifier l’entrée sans explication.

Intégrez le glossaire au travail courant

Joignez le glossaire approuvé à chaque mandat en indiquant sa version. Invitez les traducteurs à signaler les concepts manquants et les contradictions avec la source. Examinez les propositions en fin de projet et intégrez les décisions avant le mandat suivant.

  • Commencez par une liste limitée de termes importants.
  • Essayez-la sur un vrai document avant de l’élargir.
  • Distinguez les termes proposés, approuvés et remplacés.
  • Désignez un responsable et un emplacement pour la version actuelle.
  • Vérifiez que les libellés récurrents dans la publication finale correspondent aux entrées approuvées du glossaire.

Le bon indicateur est la capacité du glossaire à résoudre des questions récurrentes. Une courte liste entretenue et accompagnée de définitions sera souvent plus utile qu’un vaste fichier d’équivalents sans explication.